Asperges et fraises : les consommateurs sont aux anges à La Marquise de Vers avec ces productions

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À Vers-Pont-du-Gard, il y a des saisons qui donnent le sourire. En ce moment, ce sont les asperges qui font courir tout le monde à La Marquise de Vers, pendant que les fraises complètent une offre déjà très gourmande. Et franchement, les consommateurs semblent bien décidés à en profiter.

Une exploitation qui vit au rythme des récoltes

Sur l’exploitation de La Marquise de Vers, la fin avril ressemble à un petit ballet bien réglé. Entre le champ et le hangar, les allées et venues ne s’arrêtent pas. Une vingtaine de personnes est mobilisée pour la récolte des asperges, sous la responsabilité de Jérôme Taulelle.

Cette période intense doit durer jusqu’autour du 20 mai. Mais derrière ces bottes d’asperges bien alignées, il y a des mois de travail discret. Rien n’arrive par hasard. C’est même tout l’inverse.

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Une culture longue, patiente et très technique

L’asperge est une culture pérenne qui peut durer une dizaine d’années. On la plante au printemps, sous forme de griffes venues de pépinières. La première année, l’essentiel est de protéger le feuillage et d’arroser correctement.

L’irrigation joue un rôle décisif. Certaines parcelles sont choisies avec soin selon leur capacité à donner de beaux résultats. Puis, dès la deuxième année, la récolte peut commencer. C’est un vrai travail de patience.

Tout l’été, l’exploitation continue à s’occuper de la culture suivante. Le feuillage doit rester sain jusqu’à l’automne. Il faut surveiller les maladies, les insectes et la mouche des asperges. Ensuite, après les premières gelées, le feuillage est broyé puis enfoui.

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Pourquoi la préparation d’hiver change tout

En décembre, une grosse butte est préparée pour l’asperge blanche. Cette variété ne doit jamais voir le jour. Pour l’asperge verte, on travaille plutôt sur de petites planches. Le but est simple. Il faut créer de bonnes conditions pour que la plante démarre bien.

Un paillage plastique recouvre ensuite les asperges pour réchauffer la butte. La température du sol doit dépasser 12 degrés. Le moment est délicat, car la terre ne doit être ni trop sèche ni trop humide. Sinon, les asperges risquent de pousser tordues. Et là, la qualité baisse vite.

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Une saison marquée par la météo, mais plutôt rassurante

L’hiver dernier a été compliqué. L’excès d’eau a mis les nerfs de l’équipe à rude épreuve. Trop d’humidité peut favoriser la fusariose des racines, une maladie qui fait pourrir la griffe et peut causer de gros dégâts. Il faut aussi éviter certaines parcelles déjà touchées par le rhizoctone violet.

Malgré cela, Jérôme Taulelle se montre confiant. La saison reste bonne en termes de calibre. Sur les 5 hectares de l’exploitation, environ 30 tonnes sont produites chaque année. C’est un volume solide pour une structure comme celle-ci.

Des asperges très demandées, surtout en vert

La vente directe joue un rôle important à La Marquise de Vers. Les clients trouvent plusieurs variétés, dont Vitalim, plus précoce, et Grolim, plus tardive. Il y a aussi de l’asperge blanche et de l’asperge verte, au goût plus marqué.

Et là, surprise pour certains. Ce sont les asperges vertes qui partent le plus vite. Elles représentent 75 % des achats. Les pointes, notamment, séduisent beaucoup. Passées au four à 180 degrés pendant 20 à 25 minutes, avec un peu de fleur de sel et d’huile d’olive, elles deviennent un apéritif très simple et très bon.

Les particuliers achètent directement sur place, mais l’exploitation vend aussi à des grossistes de Cavaillon et à des restaurateurs. Dès la récolte, les asperges sont lavées, coupées et calibrées dans le hangar. Les prix varient de 5,50 € à 10,50 € le kilo selon la catégorie.

Les fraises ajoutent une touche très attendue

Depuis son installation en 2018 au chemin de la Marquise, Jérôme Taulelle a aussi développé la production de fraises. La variété Dély attire l’attention. Elle est peu acide, très parfumée, ronde et de gros calibre. La barquette est vendue 6 €.

Les fraises comptent désormais pour les deux tiers des ventes de l’exploitation. C’est énorme. Et cela montre bien que les consommateurs aiment les produits qui ont du goût, du relief, une vraie personnalité.

La semaine prochaine, de la confiture de fraises viendra compléter la gamme. Il y aura aussi des tartinades à l’asperge, au basilic et à la tomate, ainsi que de l’huile d’olive. De quoi donner envie de goûter, comparer et revenir.

Un territoire qui aime les produits de caractère

La Marquise de Vers ne se limite pas aux légumes et aux fruits. L’exploitation travaille aussi avec la cave de Vers-Pont-du-Gard sur quarante hectares de vignes. Cela a permis de sortir un rosé. Les bouteilles sont parties très vite.

Ce succès raconte quelque chose de simple. Ce territoire plaît parce qu’il sait produire avec soin, sans tricher, avec des goûts francs. Asperges, fraises, rosé, huile d’olive. Tout cela forme une même promesse. Celle de produits locaux qui donnent envie de s’asseoir à table sans attendre.

Et c’est peut-être là que se cache le vrai secret de La Marquise de Vers. Une exploitation de terrain, des récoltes suivies de près, et des clients qui repartent avec bien plus qu’un panier. Ils repartent avec une vraie envie de saison.

Celine Barbier
Celine Barbier

Je vis a Paris et j'ai travaille six ans en edition cuisine apres un BTS dietetique obtenu a Lyon. J'ecris surtout sur les usages concrets de la gastronomie a la maison: equipement, produits et entretien courant. J'aime les conseils qui tiennent en pratique.

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